Grandes surfaces et caisses automatiques
Depuis début février, quatre caisses automatiques fonctionnent au supermarché ATAC de la ZAC Messier à Montrouge. Quelles motivations et quelles conséquences pour les clients et le personnel ?
Vous posez votre panier sur le plateau de droite, vous touchez l’écran et la machine vous dit : « Veuillez passer le premier article devant le lecteur ». Vous présentez l’article au laser et la machine poursuit : « Veuillez déposer l’article », tandis que l’écran affiche le nom et le prix de l’article. Vous déposez l’article dans un sac plastique sur le plateau de gauche (si vous voulez n’utiliser que votre cabas, il faudra d’abord poser les articles sur le plateau). Attention, elle vous à l’oeil, ou plutôt au poids, la machine, car elle compare les pesées de droite et de gauche. Si vous passez un article sans saisir son code barre, elle vous rappelle à l’ordre de sa voix féminine : « L’article déposé dans le sac n’est pas enregistré. Veuillez repasser devant le lecteur svp ». Et ainsi de suite, avec quelques manipulations pour les articles sans code barre et la carte de fidélité. Payement en CB ou en espèces - l’appareil vous rend la monnaie. Et la machine vous remercie de l’avoir utilisée.
Quatre caisses automatiques sont installées au supermarché ATAC de la ZAC Messier rue Molière, depuis début février. Avec une hôtesse qui suit les opérations depuis son pupitre, sur un écran central, et vient vous aider à la demande.
Client-panier ou client-caddy ?
L’expérience existe déjà dans les hypermarchés. C’est la première de ce genre en supermarché. Quelles en sont les motivations ? Le Directeur du magasin, Vincent Lesouef, nous explique : « La motivation première vient du constat que dans la zone proche du magasin il y a toute une population de type cadre qui rentre du travail vers 20 heures et cherche à faire quelques achats. Des « clients-paniers » qui prennent 4 ou 5 produits pour faire le repas du soir ou parce qu’il leur manque quelque chose. On a donc cherché un moyen d’augmenter l’amplitude horaire. D’un autre côté, il s’agissait de ne pas bouleverser la vie privée de nos salariés. On a trouvé cette solution : prolonger l’ouverture jusqu’à 22h et installer des caisses automatiques. En soirée il reste donc une personne de l’encadrement et une hôtesse de caisse, pour aller jusqu’à la fermeture. S’il y a un gros caddy, on ouvre une caisse traditionnelle. On n’oblige personne à utiliser les caisses automatiques. »
Au libre-service s’ajoute donc le « libre encaissement ». Le client remplace la caissière (ou le caissier) : il s’amuse à jouer à la marchande et à s’encaisser soi-même.
Caisse que vous en pensez ?
Mais l’argument principal des « caisses-minutes », c’est la rapidité. « Ça nous permet d’avoir quatre caisses
ouvertes en permanence et de fluidifier les passages en caisse » nous dit le Directeur. A première vue d’ailleurs, c’est bien ce qui se passe. « Ça va plus vite » nous dit une jeune femme, une remarque souvent entendue. « Je ne suis pas sûr que ça fasse gagner du temps, il y a aussi la queue » nous dit un autre client. Parfois en effet, ça grince et des clients s’impatientent. Tout dépend des heures et du rapport afflux de clients / caisses traditionnelles ouvertes.
Quoi qu’il en soit, avec des caissières en plus, l’accélération existerait aussi. L’intérêt d’une caisse automatique, inutile de tourner autour du pot, c’est qu’elle n’est pas payée durant les temps morts et qu’elle ne risque pas de revendiquer. Un coût salarial avec ses charges sociales est remplacé par un investissement sec.
Et l’échange humain - cette valeur d’accompagnement traditionnelle du commerce - déjà mise à mal par la grande distribution ? « C’est bien, mais je préfère voir les caissières, avoir un contact, les caissières c’est mes copines » nous dit une jeune femme, par ailleurs vendeuse dans un petit commerce, une réaction reprise par d’autres clients - tout en tenant compte de ce qu’aux heures d’affluence l’échange est forcément restreint.
Caisses hier et demain ?
Mais qu’en est-il des conséquences sur l’emploi, pour les « hôtes » et « hôtesses de caisse » ? « Même s’il y a une personne qui surveille les caisses automatiques, ça fait un peu moins de monde » affirme un client. Bien sûr, chacun pense au risque de licenciement. Le Directeur réagit : « Je serai très clair, il n’y a eu aucun départ, aucun licenciement. Le magasin progresse, du fait aussi de cette amplitude horaire qui a augmenté, et du coup ça fait monter les primes sur le chiffre d’affaires [1]. Tout le monde l’a bien compris dans le personnel. D’ailleurs, le magasin, n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Les constructions ne sont pas terminées dans le coin. Si ça continue comme ça, on est plutôt sur une tendance d’embauche. »
Qu’en pense vraiment le personnel, difficile de s’en assurer : face au client, il « positive », et c’est normal. Un personnel qui est souriant et disponible, il faut le dire, dans ce magasin de la ZAC Messier que l’auteur de ces lignes pratique régulièrement.
Il est vrai que cette évolution est ressentie comme un enrichissement des tâches. « Les hôtesses de caisse passent d’une fonction de caissière, qui a un côté répétitif, à un rôle de conseil et d’accompagnement du client, ça leur permet d’être encore plus proches des clients, de bouger, de naviguer sur les 4 caisses automatiques, c’est plus le même métier. D’ailleurs toutes les hôtesses y vont, il y a une rotation » remarque Vincent Lesouef.
Le Directeur, c’est un discours attendu, vante les mérites du nouveau dispositif et assure que les clients comme le personnel sont globalement satisfaits. Ultime argument : « Je crois qu’il faut vivre avec son temps et ça fait partie de l’évolution technologique. »
Distribution fiction.
L’expérience des caisses automatiques n’est pas nouvelle en France et à tendance à se répandre. Tous les grands distributeurs [2] l’ont déjà pratiquée, au moins depuis 2004. Cependant, les hôtesses de caisse, nous dit-on, n’ont pas vocation à disparaître. « Avec les caisses-minutes, nous ciblons les clients-paniers. Il n’est pas question de supprimer les caisses traditionnelles » insiste le responsable national des caisses Auchan, Alain Boissières [3].
Et pourtant, qui peut jurer de l’avenir ? Le « self-scanning » existe déjà et Auchan le pratique dans son hypermarché d’Issy-les-Moulineaux. Un lecteur de codes barres portable vous est confié à l’entrée du magasin, vous enregistrez vous-même les articles au fur et à mesure. A la fin vous éditez le ticket de caisse, vous réglez et vous repartez sans même décharger votre chariot. Génération suivante : le scan automatique : une puce RFID (Radio frequency identification) est installée sur chaque produit et le suit depuis le fournisseur initial jusqu’au consommateur final. Vous remplissez votre caddy, vous passez devant le scan et blop, blop, blop, le total s’édite tout seul - sans fraude possible. C’est possible, ça existe déjà aux Etats-Unis, c’est peut-être l’étape suivante [4].
Déshumanisation promise ? On aboutira au face à face du client avec les produits, les gondoles et les machines enregistreuses... voire avec des humanoïdes ? On n’en est pas encore là. A l’horizon prévisible, la distribution gagnante, c’est celle qui saura maintenir une présence humaine et un service client attractif.
La grande distribution vue en grand.
On s’en est rendu compte, nous avons quitté notre supermarché de proximité, rue Molière, pour élargir le point de vue à l’ensemble du secteur de la distribution. Un secteur qui compte un peu plus d’un demi-million de salariés et où les perspectives d’emploi s’assombrissent.
La grande distribution est confrontée aujourd’hui à la concurrence du hard-discount et à la menace d’Internet. La guerre des prix a fait chuter les profits du secteur en 2005, et 2006-2007 ne s’annonce pas mieux avec la loi Dutreil qui oblige les distributeurs à réduire le taux des « marges arrières ».
La réponse, c’est le développement des marques propres, les « marques de distributeurs » (MDD) à petits prix, la réorganisation de la logistique, l’augmentation de l’amplitude horaire pour accueillir plus de clients... et les caisses automatiques.

La conséquence globale, c’est que le secteur recrute toujours des milliers d’emplois, mais pour répondre à un turn-over élevé et aux départs à la retraite, et que le bilan en termes de création nette d’emplois est passé dans le rouge. 2004 a été la première année où il y a réduction d’emplois dans le secteur. Selon la FGTA-FO, principal syndicat de la grande distribution, 10 à 15000 emplois ont été supprimés en 2005 dans le secteur, et l’année 2006 s’annonce pire [5].
Ce bilan, d’ailleurs n’a jamais été sincère. Lorsque la grande distribution crée un emploi, c’est plusieurs emplois qui peuvent disparaître dans le petit commerce ; lorsqu’elle négocie la baisse des tarifs des produits industriels grâce à sa position dominante, ce sont les PME qui en prennent un coup et la production qui délocalise ; lorsque les prix des produits fruits et légumes sont cassés, ce sont les petits exploitants agricoles qui souffrent. Les services, qu’on définissait comme de grands créateurs d’emplois, se mettent à en détruire ici et là.
Il ne s’agit pas de refuser les innovations techniques et de figer l’emploi dans ses qualifications actuelles. Certains emplois et qualifications disparaissent, d’autres apparaissent, c’est inévitable et parfois souhaitable. Ainsi dans la grande distribution, si le secteur débauche des caissières, il devrait, dit-on, embaucher des prestataires de service.
Soit. Le problème, face au « progrès technique », c’est que la variable d’ajustement, c’est le salarié, avec un chômage d’ensemble élevé, une progression du travail à temps partiel, des CDD ainsi que des salaires planchers [6] . L’idée existe, pas si utopique que cela, d’une « sécurité sociale professionnelle » excluant la précarité, mais permettant la mobilité d’un emploi à un autre ou à une création d’entreprise tout en autorisant des périodes de formation ou de congé choisi, et ce sans rupture de revenu. Plutôt que CNE ou CPE, n’est-ce pas dans cette direction qu’il faudrait réfléchir [7]
[1] Il y a 35 emplois dans le magasin, des CDI à l’exception d’un CDD assure le Directeur. Au salaire de base s’ajoutent un 13ème mois, des primes trimestrielles liées aux résultats du magasin, la participation - 1,7 mois de salaire l’an dernier -, et l’actionnariat d’entreprise, nous dit-il. De plus, les employés ont une ristourne de 5% sur le montant de leurs achats dans le magasin.
[2] ATAC fait partie du groupe Auchan. Un groupe familial, fondé par les Muliez, non coté en Bourse. Les autres grands distributeurs en hyper et supermarchés sont Carrefour (le n°2 mondial qui fait plus de la moitié de son CA à l’étranger), Leclerc, Casino.
[3] A lire dans Caisses-minuteschez Auchan.
[4] Et le client payera en passant devant le scan avec sa carte bancaire implantée sous la peau, dans un chip RFID. Cela existe déjà.
[5] Voir le site de la FGTA-FO.
[6] Un exemple inquiétant à méditer, c’est celui du n°1 mondial Wal-Mart, le géant américain de la distribution. Au sujet des pratiques contestées de Wal-Mart voir Le Monde diplomatique de janvier 2006.
[7] Iconographie : la carte postale "Grande surface" vers 1900 représente la Coopérative ouvrière de consommation dite "La Montrougienne", fondée en 1898. Le bâtiment était situé au 40 rue d’Estiennes d’Orves. Il a été rehaussé et rénové récemment en immeuble d’habitations.
Etats-Unis 1948 : photo tirée d’un reportage paru dans une revue en 1948.
Et voila comment on tue le petit commerce, les epiciers du coin etaient heureux que Atac ferme à 20h00 ( déjà eavec son ouverture leur chiffre avait baisse) , avec les nouveaux horaires d’atac c’est leur chiffre d’affaire qui en prend encore un coup !!
Soit disant pas de licenciement chez ATAC mais chez les petits voisins SI :-(
Et pour ces horribles machines
Alors surtout ne pas oublier la monnaie qui est donné à 2 endroits ( monnaie ici , billet ailleur)
Une solution pour mettre la gouille chez Atac, prennait un billet de 100 € et ben la machine ne les prend pas.
Fred qui a teste pour jouer à la marchande et passant aux caisses normales , une sourire c’est tellement mieux !!
Fred
Moi je suis boulanger a saint-quentin dans le 02 .
ici il a sur saint quentin que des hyper ,super et discont a chaque coin de rue les commerces meurt chaque année ,quant il sont repris il ne teinne pas plus de 2 ans avec des dettes incroyable ,nous cela fait 10 ans que nous avons notre boulangerie et ne crois pas pouvoir faire la 11 année ,tous ca a cause de notre maire qui donne toute construction a des disconts ou super a saint quentin ,
le petit commerce et bel et bien fini LA FAUTE A QUI !!!
imaginer une ville sans boulanger il vous faudrat aller faire 5 ou 10 km pour aller chercher votre pain en hyper et en plus le jour ou le petit commerce ne sera plus la les prix en hyper vont flamber c’est sur ,car il auront le monopol ,
moi il me reste qua me tire une balle car je n’accepterais jamais de mettre ma famille dans les dettes
merci a tous les client qui vont en hyper et super ,discont .
On est nombreux à penser que le petit commerce de proximité est indispensable et qu’il a le droit à l’existence. En particulier le petit commerce alimentaire.
Il faut souhaiter que le goût du vrai pain ne se perde pas au profit des fournisseurs industriels et des chaînes de distribution et au détriment des artisans-boulangers comme vous.
Le petit commerce de quartier, c’est aussi un facteur de lien social, d’animation urbaine, de santé du consommateur et même de préservation de l’environnement (convivialité… qualité des produits… déplacement à pied…)
J’espère qu’il y a des associations qui se battent pour défendre la place du petit commerce à Saint Quentin.
bonjour,
j’ai moi même utiliser ces caisses en croyant que c’était une caisse rapide et j’ai trouver ca peut pratique après plusieurs essais. Parfois j’ai même souhaiter utiliser une caisse traditionnelle : articles en promo pas pris en compte, pack de 6 litres de lait pas pris en compte... Pour ma part tant qu’il y a 4 caisses de ce genre sur la dizaine de caisses tradionnelles ca me va. Mais si le rapport change ou s’inverse j’irais peut être voir ailleurs. Je redoute plus les RFID et ses problèmes de confidentialité et vie privée.
> L’idée existe, pas si utopique que cela, d’une « sécurité sociale professionnelle » excluant la précarité, mais permettant la mobilité d’un emploi à un autre ou à une création d’entreprise tout en autorisant des périodes de formation ou de congé choisi, et ce sans rupture de revenu.
En théorie, c’est sympa. En pratique, ça coince. Tout simplement parce que le libéralisme économique (à ne pas confondre avec le libéralisme politique de l’époque des Lumières) se base sur plusieurs postulats, dont celui d’une parfaite plasticité de notre cerveau.
En l’occurence, que les caissières (comme "hôtesse", c’est forcément féminin...) vont sans problème se former à un autre boulot et retrouver un poste. Dans le genre, un ENArques (forcément...) avait répondu aux restructurations en Lorraine en disant que les mineurs allaient être formés à l’informatique. Mais bien sûr... De la mine à Microsoft ;-) En pratique, ça s’est terminé par les pré-retraites.
Entre ces caisses en self-service et les puces RFID, je ne donne pas cher des postes de caissières dans les 10 ans qui viennent. Et ça représente quelquechose comme 200.000 emplois...
L’imagination créatrice de l’homme au service de la destruction d’un tissu urbain
Le commerce de proximité a dû faire face à une accélération de la concurrence et des nouveaux réseaux de distribution.
Commençons par une note d’humour :
« Un supermarché de Montrouge » poursuivi pour travail au noir :
« L’introduction du système de caisse qui doit être effectué par le client lui-même, voilà ce que devra trancher pour travail « au noir » la Xéme chambre de Paris, car selon la partie civile, chaque client est censé avoir obtenu un avantage financier contre du travail non soumis,(même très court) ni à contrat ni aux charges sociales, mais élargi à 12 550 clients par mois… »
On peut toujours rêver…..de voir un jour ce genre de procès.
Par ailleurs,
L’apparition de la vente sur Internet qui s’est ouverte aux particuliers notamment par Ebay, a créé très vite des vendeurs semi professionnels sans statut "les blackpowersellers" en situation d’achat revente : un tiers monde de "commerçants" parmi lesquels on va trouver des personnes en grandes difficultés financières : des familles mono parentales avec des contraintes de devoir travailler à domicile, des chômeurs,des handicapés, mais aussi d’autres liquidant des stocks avec une organisation professionnelles.
Le passage à un statut déclaré dit de "micro- entreprise" est quasiment impossible : ce statut créé par Strauss-kahn en 1999 fiscalement anticipe une évasion fiscale de un Smic augmenté de ses charges sur le CA déclaré avec un plafond qui ne permet pas d’atteindre le "point mort" de la future entreprise.
Ebay propose des boutiques en ligne, sans vérification du vrai statut de la personne : nous sommes donc dans un système de vente soit, non viable (gains = 0 pour un coefficient 3 au bout de 2 ans), soit hors la loi.
Ce n’est pas cette voie devenue très importante qui sera la relève de commerce de proximité par l’absence de ponts.
Pour une l’autre éventualité, le commerçant créateur de son commerce de centre-ville, devra racheter un droit au bail, un pas-de-porte, ou un fonds de commerce qui se rajoutera à un loyer (qui seul ne devrait jamais dépasser 10% du CA, or les propriétaires peuvent vite avoir intérêt à se libérer des baux commerciaux et faire coups immobiliers quand l’occasion se présente)
Or, pour commencer à se payer, le CA annuel du commerçant devra dépasser 150 000 eur, uniquement possible en services( banque, agence immobilières, opticiens, agences d’assurances etc), commerces alimentaires artisanaux (boulangeries et extensions type restauration)avec un investissement initial d’aménagement ou de reprise (150 000 eur de façon classique et plus)
A l’opposé, les grands groupes vont sous prétexte d’implanter une grande ou moyenne surface faire tout d’abord une opération immobilière et financière, le type de commerce implanté n’en est que le prétexte.
(NB : Une post phase des hypermarchés est déjà atteinte aux USA : les emplacements devenus centraux permettent des opérations immobilières encore plus rentables que la vente de produits quels qu’ils soient.)
Les groupes financiers ont la complicité des mairies qui négocieront plus ou moins bien des "places de parking" électorales contre un prix de foncier ridicule après expulsion (hors marché libre).
Chaque extension ou création de ces grandes surfaces par unité de 50 m2,obtenu par l’argument bidon de création d’emploi (de caissières sic) , va représenter un commerçant indépendant qui disparaît.
Je rajoute un nouvel hobby : les franchises des grandes marques, l’autre piège à "cons" sous prétexte de relever le niveau "intellectuel" des commerçants implantés depuis longtemps.
Pour revenir au sujet de base :
les technologies qui vont permettre de se passer des caissières auront de nombreuses conséquences :
l’augmentation de la part de marché pour les grandes surfaces et de leurs résultats d’exploitation à leur seul profit et la disparition des alternatives, vrai objectif du système modèle imposé.(Leclerc : de 1 à 5 niveaux de prix selon les revenus moyens locaux et la concurrence : niveau 5 le plus cher en absence de concurrence)
l’ouverture à terme des grandes surfaces ouvertes 24h/24
(forme intermédiaire de l’automat)
l’émergence d’une catégorie de diplômes plus techniciens sur site payés au SMIC qui remplaceront toutes les caissières sans qualification.
Mais surtout la disparition programmée du commerce non alimentaire dont le CA n’est pas accompagné de "services"
Dans la ligne de mire dans l’immédiat : les boutiques de vêtements, les boutiques de cadeaux, les boutiques de jouets,les boutiques de produits informatiques, les boutiques de produits de sport etc...
J’écrivais il y a plusieurs années que l’action des maires devait favoriser des "loyers commerciaux HLM" ou à terme assurer un SMIC commerçant.
Plus tard il leur faudra envisager de salarier le commerçant, comme gardien de musée du centre-ville d’antan...
Le client hésitant aura perdu son psychanalyste gratuit, et la conversation de 30 mn ou plus sur ses difficultés de vie, avec peut être à la clef un achat de 20 eur aura disparu.(ces 30 mn représenterait un salaire charges comprises de 3,20 eur de l’heure !!!)
Oui les commerçants indépendants, mal organisés et mal représentés sont les grands sacrifiés du système.(les agriculteurs, pêcheurs et routiers savent mieux se défendre)
Ce sacrifice peut être renvoyé en partie sur l’incompétence des maires qui, pour faire du "spectaculaire" en vue d’une réélection, vendent leur ville aux grands groupes financiers : ils seront pour certains, aussi les futurs "cocus" de leur propre système.
PS : aux USA la phase post "MAUL"* à commencé, ces centres commerciaux énormes, après le 11 septembre,ont vu le commerce de grande consommation alimenté par les minorités (petits salaires du niveau cadre en France) s’effondrer.
Les trous noirs dans la continuité des commerces, condamne tous les magasins voisins.
Macy’s et Bloomindgale les plus grands magasins du monde ferment 1/3 de leurs magasins pour faire de l’immobilier en démolition et reconstruction, devenu plus rentable.
Maul*= énormes centres commerciaux
Daniel Longelin commerçant
Message aux femmes de cadres, oisives, de 40 ans et qui s’ennuient :
vous disposez d’un capital : économies ou héritage, ne vous lancez pas dans un commerce...
prenez plutôt un amant qui coûtera moins cher à votre mari
Alors voilà un exemple de plus des bienfaits du progrès sur l’homme....
Voilà qu’aujourd’hui tout le monde met en avant le problème de l’emploi et en face de nous arrive un raz de maré qui va en faire disparaître des milliers !
Il faut réagir avant que cela ne soit trop tard et que les gens trouvent cela "normal" d’acheter sans rencontrer et parler à une seule personne !
On tue l’emploi et l’humain ! Cela ne date pas d’hier mais il y a urgence de revenir sur les bonnes bases aujourd’hui.
ceci est un petit combat si je le compare à tout un système qu’il faut changer sans utopie mais avec réflexion(renseignez ous sur la décroissance).
Aujourd’hui j’incite toutes les personnes qui ont conscience de ce problème et de son impact de boycotter ces machines qui remplace l’homme et d’en parler autour de vous pour agrandir le mouvement.
Au début, certes vous attendrez 5 voir 10 minutes au lieu de passer directement au "self service", mais c’est la seule solution pour qu’ils fassent machine arrières.
En plus ces enseignent pronnent un non licenciement et un pls grand bénéfice pour les salariés. Comment mentir pour se mettre tout le monde dans la poche ? bercer les employés dans l’illusion jusqu’à que la population soit assez aliénée avec ce genre de procéssus pour qui n’y ait plus de retour possible...
Réagissons...
qq’un s’est-il posé la question, que plus de caissière, donc salaire en moins, cette différence devrait se répercuter en % sur le ticket de caisse. Evidemment, comme toujours, que fait t-on des seniors pour qui la caissière est un élément de convivialté et d’aide. Merci Auchan et les autres qui vont suivre. Je retourne à mes petits commerce : sourires et beaucoup d’autres chose. OK c’est plus cher mais pas tellement
Alors là, j’y crois pas que le salaire en moins soit repercuté sur les articles, ce sera plutot repercuter pour les actionnaires ??!?
Mais il y a des petits malins chez atac, un jour il y avait zéro caissiere donc il a bien fallu "jouer" à la marchande et encore tout dérègler.